CONSEIL MUNICIPAL DU 14 AVRIL 2008

 

 

Budget Primitif 2008 de la commune

o       C’était le sujet principal de ce Conseil Municipal (voir notre article).

o       Un point mineur, rajouté en catastrophe à l’ordre du jour, s’y rattache. Au Budget Primitif a été inclus, dans les dépenses de la section de fonctionnement, une « dotation aux provisions » de 90 000 Euros, pour faire face au recours d’un agent municipal qui aurait du être réintégré depuis une dizaine d’années. Contrecoup de la politique de gestion du personnel de Pierre Aubry...

 

Budgets annexes

o       Budget du Port de Plaisance : 361 922 (investissement 214 k€, fonctionnement 148 k€)

La gauche s’est abstenue, la liste Aubry aussi. Le second cas trahit une incohérence intellectuelle, puisque ce budget ne faisait pourtant que traduire sans changement les choix d’un membre du clan vaincu, l’autoritaire Mme Poirel, qui avait le Port pour « fief » !

o       Budget d’Assainissement : 1 754 746 € (investissement 1,241 M€, fonctionnement 0,514 M€)

Rappelons qu’il s’agit de financer les égouts : collecteurs d’eaux pluviales et d’eaux usées. Notre commune est en retard : nombre de rues sont encore équipées d’égouts unitaires, qui collectent toutes les eaux et saturent en cas d’orage. Quand ils étaient élus, les écologistes plaidaient inlassablement pour un rattrapage. Unanimité sur ce budget.

 

Indemnités du Maire, des Adjoints et des Conseillers municipaux délégués

o       Ces indemnités, fonction de la taille de la commune et fixées par le Code des Collectivités Territoriales sur la base des traitements de la fonction publique, sont assez modiques. Tout travail mérite salaire, et les conseillers municipaux délégués, qui ont la tutelle d’un pan de l’action municipale, y ont droit (*).

 

Désignation des représentants du Conseil dans certains organismes (2ème fournée)

o       Une première fournée avait été élue lors du précédent Conseil Municipal, le 27 mars 2008.

o       Il s’agissait cette fois d’organismes « mineurs » : Ateliers de Polangis, Crèche parentale des Petits Pinsons, Office du Tourisme et Syndicat d’Initiative, Mission locale des Bords de Marne, Maison de retraite de l’Abbaye, Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, Comité National d’Action Sociale.

o       La Société d’Economie Mixte d’Aménagement de Joinville fait exception ! Rappelons qu’une S.E.M. associe capitaux publics (majoritaires) et privés. La SEMA est responsable du ratage du quartier des Canadiens et a trempé dans l’opération des « Studios de Joinville » ainsi que dans d’autres ZAC, celles-là avortées. Puis elle a été mise en sommeil et n’a plus eu de moyens propres. Mais elle présente l’intérêt d’introduire un intermédiaire entre les opérations d’urbanisme et les simples élus ou citoyens, qui ne peuvent rien savoir de ce qui s’y trame. Sous le « règne » de Pierre Aubry, Benoît Willot était censé représenter « l’opposition » au Conseil d’Administration de la SEMA et n’a jamais causé le moindre ennui. Les élus écologistes ont réclamé presque depuis leur arrivée au Conseil Municipal (1989) la dissolution de la SEMA. C’est l’une des raisons qui font que les partis traditionnels se sont efforcés de les éliminer ! Pour l’instant, Olivier Dosne conserve la SEMA. Benoît Willot rempile au Conseil d’Administration, rejoint par Olivier Aubry. Auront-ils des divergences avec les autres administrateurs, les maires-adjoints Jean-Jacques Gressier (transfuge du clan Aubry) et Patrice Gentric ?

 

Questions diverses posées par les élus

o       Faire d’Ingrid Bétancourt une citoyenne d’honneur de Joinville (B. Willot) ?

Si nous sommes tous sensibles au sort de cette figure courageuse, cette initiative est typique d’une manière de faire de la politique en exploitant sentiments et émotions. Bravo à M. Dosne d’avoir refusé d’y céder.

o       Situation de la maison de retraite du 49, quai de la Marne (B. Willot) ?

La maison de retraite existante (source d’emploi non négligeable) voulait s’étendre en démolissant des maisons voisines protégées dans le P.L.U. Pierre Aubry avait signé les autorisations in extremis. On a noté la gêne de Sylvie Mercier sur ce sujet. Elle avait exploité l’affaire dans sa campagne électorale du premier tour, avant de se rallier au fils du coupable... La nouvelle municipalité s’engage à la fermeté dans la préservation du patrimoine.

o       Pourquoi Joinville renonce-t-elle à organiser le Carrefour de l’Emploi (O. Aubry) ?

On ne peut pas nier l’utilité de cette manifestation qui met en relation demandeurs d’emplois et entreprises. Seulement le Carrefour de l’Emploi (qui se tient au pavillon Baltard à Nogent) regroupe 9 communes et Joinville l’avait déjà organisé en 2005. La nouvelle Municipalité a plaidé qu’il était un peu tôt en 2008 pour que Joinville recommence : les moyens humains de la Mairie sont limités et toutes les communes doivent s’impliquer.

 

 

 

 

 

(*) Benoît Willot a tenu à rappeler que certaines communes (comme Boissy-St-Léger quand la « gauche » la dirigeait) accordaient des indemnités même aux élus d’opposition. Pourquoi donc a-t-il prétendu, auprès de ses sympathisants naïfs, avoir refusé l’accord avec les écologistes entre les deux tours des élections de mars 2008 parce que ceux-ci réclamaient en cas de victoire des indemnités pour leurs conseillers municipaux délégués qui en auraient eu besoin ? Et en ayant le culot de prétendre voir dans notre demande  une contradiction avec notre combat contre la corruption !