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Réunion
publique, conférence-débat avec anticor et les amis d’anticor (Joinville-le-Pont
le
· Courte introduction de Michel Laval, tête de liste de Joinville Autrement. Les écologistes de Joinville, depuis 1989, sèment des petites graines. Ils aimeraient bien récolter, mais sont déjà heureux si leurs idées se répandent. Bienvenue aux personnes présentes (une petite cinquantaine), puis la parole est passée aux intervenants invités par la liste écologiste et citoyenne. · Présentation de Madame Séverine Tessier, présidente de l’association anticor anticor a été créée en 2001, c’est une association d’élus qui luttent contre la corruption des élus de tous bords politiques. La plupart de nos élus sont honnêtes mais on peut déplorer la déliquescence de la morale politique. La corruption se développe comme un virus, qui évolue au fil du temps et des lois, et qui prospère en particulier dans les domaines régaliens des collectivités locales : l’eau, les ordures, l’électricité, le chauffage urbain. anticor lance une campagne « qui choisir » qui interpelle les candidats aux prochaines élections. ® ne pas accepter de candidat ayant été condamné, pas de « prime à la casserole ». ex. : réélection de A. Juppé à Bordeaux avec 56% d’abstention . ex. : convocation du Conseil Municipal d’Asnières un jour après la date butoir pour la présentation du rapport de la Chambre régionale des comptes pointant la gestion de la commune, manœuvre qui en rendait impossible la divulgation au public, les élections étant trop rapprochées. ® refuser le cumul des mandats. Ce cumul interdit un travail efficace, et peut conduire une même personne à rédiger la loi dont elle va profiter. ex.
: l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense, sous tutelle du
Ministère de l’Intérieur, et dont le président a longtemps été le ministre
de l’intérieur devenu Président (bien placé pour bloquer un rapport
embarrassant de ® lutter contre le copinage ex. : une municipalité où le cousin de la femme du maire, elle-même première adjointe, est le responsable de l’OPHLM ex. : la Polynésie française, où les travers de la décentralisation sont poussés à l’extrême. Remarquer
le rapport (dépense de communication) /
(efficacité) ! Madame Tessier propose des remèdes contre cet empoisonnement : ® installer ou renforcer des contre pouvoirs (Chambre régionale des comptes) ® rendre aux citoyens leur part d’action et de responsabilité, les inciter à participer à la vie publique et à ne pas signer de chèque en blanc à leurs élus. ® faire participer les associations ® mettre en place la formation des élus pour qu’ils puissent jouer leur rôle ex. : savoir lire un rapport d’une Agence de l’eau. Comment interpréter le taux de fuite dans les tuyaux, évaluer les provisions prévues pour l’entretien du réseau…. ex. : la gestion du chauffage urbain. · Présentation de Monsieur Jean Pierre Roux, président des amis d’anticor, qui nous invite à soutenir nos élus partenaires d’anticor face à des situations scabreuses trop nombreuses. · Débat avec les personnes
présentes : ® description par Monsieur Zeitoun de ses démêlées avec Gaz de France : exemple de situation où une entreprise abuse de sa situation dominante et fixe des tarifs prohibitifs : comment se défendre. ® question de Madame Chouraki (A.D.C.) qui se demande quels sont les pouvoirs du Maire en matière d’urbanisme d’une part, et d’autre part dans l’organisation des flux de populations et des arrangements avec les associations qui les aident et les hôtels qui les abritent. ® demande d’explication sur la situation du SEDIF (Syndicat des Eaux D’Ile de France) qui regroupe 144 communes dont Joinville. Ces communes, les yeux fermés, le laissent gérer leur eau avec Véolia sans vraie concurrence. La qualité sanitaire de l’eau est en débat (question des micro-polluants, dont les résidus de médicaments). Le contrat ligotant les communes finit en 2010 et Michel Laval explique qu’il propose d’étudier la remunicipalisation de la gestion de l’eau potable en se rapprochant de St-Maur (autre possibilité : avec Paris qui reprend le contrôle de sa SAGEP). ® évocation d’un autre syndicat dont Joinville est membre : le SYCTOM (pour les traitement des ordures ménagères). Dans tous ces syndicats, nos représentants votent comme ils l’entendent et ne rendent pas compte au Conseil Municipal. Dans le cas du SYCTOM, c’est l’adjointe du Maire pour la voirie et l’environnement, qui souvent n’assistait même pas aux Conseils d’Administration ! ® Intervention sur l’intérêt d’ouvrir à l’opposition tous les organismes satellites de la commune (dont l’OPHLM et la commission d’attribution des logements). ® question sur l’édification du projet des Hauts de Joinville et sur les engagements pris par les élus de la majorité sortante avec l’aménageur, juste avant l’élection. Explications de Michel sur la mise en place d’une ZAC (création c’est fait, réalisation ça reste à faire). ® Explications
de Michel et de Séverine sur les SEM, Sociétés d’Economie Mixte
associant capitaux publics et privés. Celle de Joinville, la SEMA, a
réalisé ® M. Olivier Dosne expose la possibilité d’exiger une déclaration de patrimoine pour les élus. ® Christine Martin dénonce l’absence de réelle concertation au sein du Conseil Municipal, la façon dont ne sont pas menés les débats, et la difficulté de comprendre les documents confus à dessein. ® A noter :
le temps a manqué pour évoquer l’un des plus grands scandales du « règne »
de Pierre Aubry : la ZAC des « Studios de Joinville »
et le naufrage de la Cité du Cinéma, dont les terrains d’assiette vendus
au Franc symbolique ont été ensuite rachetés fort cher à une société-écran. · Conclusion de Michel Laval : le projet politique des écologistes et des citoyens qui les ont rejoints, c’est de rendre le pouvoir à tous les Joinvillais (voir notre circulaire électorale N°4 sur la démocratie). C’est une audace raisonnée. Ce projet fonctionnera si les gens ont envie de s’impliquer. La balle est dans leur camp !
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